Tchorski
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La rivière souterraine de la forge

Cette rivière souterraine, localisée dans le Gard, a été trouvée totalement par hasard, ou disons plutôt par chance. Je visitais un hangar d’usine, plutôt du genre pas passionnant, quand soudainement je sentis un très fort courant d’air aspirant. Ah tiens, cette galerie doit mener à une cheminée, ça tire... Mais… curieux tiens, il n’y a aucune cheminée dans le coin à ce que je sache. Bon… je m’engouffre.

Mais c’est que la longueur s’étire. Je n’ai qu’une seule lampe et n’ai prévenu personne de mon incursion. C’est dur mais demi-tour, le raisonnable s’impose et il faudra revenir. Soit… l’attente n’aura pas été longue, je me lève très tôt, achève mon travail, et m’y pointe guilleret le lendemain après-midi.

Au tout départ, je pense qu’il s’agit d’une galerie minière. L’on voit en effet quelques diverticules rembourrés de matières charbonneuses hideuses, genre lignites. Et puis, l’extrémité de la galerie me révèle qu’il s’agit d’une rivière souterraine, à très faible profondeur donc. A tel point que l’on entend le ronronnement puissant et inquiétant de la station électrique haute tension.

L’objet majeur de toute question, c’est de savoir pourquoi ils ont vouté la rivière, qui est parfaitement à sec en février. C’est colossal, ça ne sert visiblement à rien, mais… on ne peut pas déchaîner autant de construction pour rien, on parle tout de même d’un peu plus de 500 mètres de galerie.

Mon hypothèse, c’est qu’il s’agit d’une réponse à la catastrophe minière qu’a connu cette ville. Lors d’un orage puissant, la rivière s’était engouffrée dans un puits de mine, noyant une centaine de mineurs. Rive gauche de la rivière, oui… et ici nous sommes rive droite. Donc quelle logique en tout ça ? Honnêtement ça bloque et ce n’est pas satisfaisant.

Ni une ni deux, il est nécessaire d’établir un troisième séjour dans cette ville, et le hasard complet (encore) m’en donne l’occasion le lendemain (encore !) : je n’avais jamais été là et m’y voici fourré trois jours de suite. Et donc oui, à proximité immédiate du vallon, il y a des vestiges miniers. Ravagés, certes, mais bel et bien existants. Et que trouve-t-on encore ? Aucune déclivité naturelle protégeant la mine de la rivière, enfin… du ravin devrais-je dire.

Affaire conclue, ils auraient vouté pour canaliser l’eau. Mais peuchère, c’est une affaire alors, car on ne voute pas une rivière avec soin pour trois demi-tonnes de charbon ! C’est un peu inédit du coup, voici des photos de la galerie. Pas du tout évident à faire seul, c’est clair, mais au moins j’avais trois lampes et un secours au jour ! Une belle petite surprise pour cette année.

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