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Urbex - Les souterrains de Lyon

Aperçu d'un souterrain sous Lyon

Voici un documentaire sur les souterrains de Lyon. Il ne s'agit pas des arêtes de poisson. Au tout départ, en tant que novice, je pensais que de Lyon, il existait les arêtes et c'est tout. Quelques minutes de recherche à peine permettent de savoir que c'est très loin d'être cela.

Et puis tous un peu ce même aspect, ces souterrains, comme des égouts, mais sans caca. Une mine… mais de rien du tout. Mais pourquoi ? C'est déstabilisant. Réponse en quelques explications simples.

A Fourvière et sur la Croix Rousse, les pentes abruptes cachent des terrains de très mauvaise qualité. C'est gorgé d'eau. Cela entraine, comme à Loyasse, des problématiques : les corps du cimetière se décomposent mal. Mais s'il ne s'agissait que de cela… Des immenses poches d'eau se forment, rendant les terrains instables. Cela a provoqué « la catastrophe de Fourvière », où dans un immense glissement de terrain, des bâtiments ont été emportés. L'image de l'époque montre une situation catastrophique.

Du coup, ces souterrains sont des galeries d'assèchement, des galeries de drainage. Elles reprennent les eaux et assainissent les terrains. Toutes ? Presque. Le cas des arêtes pourrait plutôt correspondre à une vocation militaire, ceci étant c'est un sujet à part entière. Ardu, d'ailleurs, c'est un peu une histoire d'archéologue.

Nous visitons donc ici une galerie de drainage située sous la Croix Rousse.

Lyon comporte de nombreux souterrains

Ils sont tous voués au drainage des collines de Lyon. Ceux que je répertorie actuellement :
- Les arêtes de poisson, aussi appelé le réseau des fantasques.
- La galerie Adamoli.
- La galerie de la montée du Boulevard.
- Le souterrain de la montée Bonafous.
- La galerie de la place Bertone.
- La galerie du Cours d'Herbouville.
- La galerie Saint-Eucher.
- La galerie de la Tourette.
- La galerie des Chartreux.
- La galerie du Jardin des Plantes.
- La galerie Burdeau.
- Le réseau Imbert-Colomès.
- La galerie Neyret.
- La galerie des Carmélites.
- Le parc Chazière.
- Le réseau Diderot-Vaucansson.
- Le souterrain de la montée du Chemin Neuf.
- La galerie Saint-Irénée.
- Le souterrain du Rosaire.
- La galerie de la montée Saint-Barthélémy.
- Des entrées seraient répertoriées rue du Boeuf, rue Juiverie, rue Saint-Jean, rue Saint-Georges, montée du Gourguillon, montée du Greillon, chemin de Montauban.
- La galerie des Génovéfains.
- La galerie du jardin des Pères Maristes.

Deux livres très fournis existent sur le sujet : recueil du Lyon souterrain d'Eric Fuster, et Les souterrains de Lyon, de Christian Barbier.

Ainsi donc, descendons maintenant sous terre dans l'un de ces souterrains. Je n'ai pas pu trainer, car j'avais rendez-vous avec Seb aux alentours de 19 heures. Ce souterrain labyrinthique s'étale sur trois niveaux, reprenant les sources dans un sacré dédale. De quoi se perdre ? Non, il suffit de suivre la pente, ça sort. Mode sortie donc. J'entends des voix. Oh ça doit être des gens à la plaque d'égout. Mais…

Non non, ce sont des gens qui entrent. Y'a quelqu'un ?? disent-ils. Ouaiis, je dis !
Police me répond l'un d'eux. Je ne les vois pas, je me dis que ça me fera de la distraction, mais ça va me mettre en retard – je déteste être en retard.
En fait c'est un super chouette groupe de jeunes cataphiles, adorables comme tout.
PS : vous n'avez pas répondu à mon petit mot à la porte, je suis toujours open pour partager de bons moments.

Bon sur ces quelques histoires personnelles en fin de compte, descendons sous terre maintenant !

Une galerie de drainage

Croisement de galeries

Labyrinthe de galeries

Un puits et tout en haut, une plaque d'égout

Une autre galerie de drainage

Le réseau souterrain est très grand

Une galerie large

Les souterrains sont sur plusieurs niveaux

Très loin, un secteur esthétique

L'extrémité du souterrain

Un secteur consolidé

Cataphiles lyonnais et graffiti

Galerie de drainage

Les souterrains de Lyon sont esthétiques