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La carrière souterraine de Caumont

Ce petit documentaire donne quelques photographies des carrières de Caumont, près de Rouen. Nous nous sommes arrêtés en trajet vers Le Mans. Cette escale a permis de prendre connaissance de ce superbe coteau en bord de Seine. La carrière de Caumont, vaste souterrain, est une carrière creusée dans la craie. C'est une propriété privée. L'accès est réservé aux membres de la FFS, ou sur demande auprès d'eux. De nombreuses entrées débouchent dans les jardins des propriétés des riverains du bord de coteau.

Ce documentaire a été corrigé par François Bayeux. Merci à lui pour le temps passé et l'attention dédiée.

Il y a deux principales carrières à Caumont, suivies d'une tripotée de plus petites ou de nombreuses grottes en flanc de coteau, la falaise est d'ailleurs un peu plus connue pour ce dernier point que pour son aventure industrielle. Les deux carrières s'appellent : la carrière du Pylone et la carrière des Maquisards. La seconde s'appelle aussi, parfois sur les plans, Les Grandes Carrières.

La pierre de la carrière visitée et décrite dans cette page a servi pour la construction de la cathédrale de Rouen. On a un peu de peine à se l'imaginer, tant la pierre peut prendre des aspects informes ou coquillier à certains endroits, mais c'est pourtant attesté. La cathédrale du Havre en provient aussi. Certains bancs étaient d'excellente qualité. A certains endroits et surtout en début de coteau, c'est une craie fine et pure. C'est d'ailleurs en ces lieux une pierre d'une blancheur éclatante, marquée ça et là par des lignes de bancs de silex noirs. Ces lignes sont précises et strient les parois en hauteur, on les appelle des larmiers.

On accède à la grande carrière par un joli chemin surélevé, entre les maisons d'habitation en bord de Seine, qui se nomme le chemin des carriers. Dès le départ, le cavage immense donne sur un volume cyclopéen. Les galeries font vingt mètres de haut pour trente de large. En certains endroits, on ne serait pas loin du Bec de l'Echaillon. L'ensemble, assez vaste, est un maillage aux dimensions impressionnantes. Quelquefois on cherche ses repères, où se trouve le plafond ? On est si petit...

A noter la présence de nombreuses grottes recoupant l'intérieur du réseau - enfin plutôt l'inverse -, un site d'étude hydrogéologique, et de nombreuses chauves-souris. Le petit pont construit dans l'usine date de 1997, il a été construit par un spéléo maçon, pour éviter de passer dans la zone d'éboulement à l'entrée usine.

La particularité de cette carrière, c'est de posséder le vestige d'une ancienne usine allemande. Celle-ci portait le nom de code Steinkohle 1301. C'était une base souterraine, construite en secret, afin de produire de l'oxygène liquide à partir de l'air ambiant. On y trouve tout particulièrement une longue usine bétonnée, étalée dans 300 mètres de galerie. Il reste parfois des caniveaux de passage de câbles. Le bunker n'est cependant plus très parlant aujourd'hui. Cet aspect est renforcé par le fait que cette usine n'a jamais été terminée. Le débarquement américain arriva trop tôt pour les allemands, pris de court. Cette installation fut abandonnée en juillet 1944.

Cette usine était renforcée, à quelques kilomètres de là, par le site souterrain de production de Dieppedalle. C'était l'équivalent de Caumont, mais sur la rive droite de la Seine.

La carrière de Caumont, outre cet aspect sombre de l'histoire, possède un développement souterrain assez intéressant, surtout dans le fond. La galerie dite des 10 échos, longue de 250 mètres, en cul de sac (heureusement !!), est un régal de réverbération. On en a bien profité ! En résumé, oui... une chance qu'il n'y ait pas de voisinage :)

Vous pouvez écouter la galerie des échos ci-dessous, un petit témoignage :D
https://tchorski.fr/audio/caumont.mp3

Les grandes carrières


La Seine, majestueuse et reposante.


L'un des cavages.


Sans que ce soit ici le plus haut, le volume annonce déjà la couleur...


Les diverses entrées font de beaux jeux de lumière.


Quand ça tombe, ce n'est pas avec modestie...


Voici un aspect représentatif de ces galeries...


L'usine souterraine des allemands.


Le petit pont.


La salle du compresseur.


Ombre et lumière.


L'usine du côté Seine.


L'entrée murée du champignonniste.


Vers les galeries du fond.


La galerie des échos.


Photo prise durant l'enregistrement !


Au bout de la galerie, il y a 1,20 mètre d'eau.

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