
Cette page est un inventaire
campanaire de l'unité pastorale de Donceel.
Cet inventaire a été intégralement réalisé
par Pascale Boudart.
Malgré un inventaire RECIB qui se complète peu à
peu, il nous est souvent difficile de savoir ce qui existe réellement
dans les clochers. Pascale Boudart a réalisé dans ses
promenades campanaires un travail exceptionnel et de grande valeur.
L'unité pastorale dont nous évoquons ici quelques traits campanaires comprend les églises suivantes : village de Donceel, Haneffe, Jeneffe, Limont.
Étant donné qu'il s'agit d'un inventaire de campanographie, les données sont volontairement techniques. Si vous souhaitez obtenir des informations sur les fondeurs mentionnés ou effectuer un voyage campanaire plus léger, je vous conseille de vous rediriger vers la racine du site.
Nous allons passer en revue le patrimoine campanaire de chacune de ces églises.
** Jeneffe, église
Nativité de la Vierge
Cette église comporte trois cloches, une Legros de 1755 et deux
Gaulard de 1838 et 1843.
Cloche 1 : François-Alexandre Gaulard, 1843, datation sous réserves. Diamètre : 102 cm. Inscription : ANNO DOMINI MILLES MO OCTINGENTESIMO QUADRAGESIMO TERTIO TEMPORE DOMINI HERMANNI BORMANS PASTORI ME FECIT SUB INVOCATIONE ROSARII BEATISSIMAE MARIA VIRGINIS FRANCISCUS ALEXANDER GAULARD GALLUS. ME SUSCEPERUNT FRANCISCUS FERDINANDUS STREEL BURGIMAGISTER ET ANTONIA DEJOSEE VIDUA AEGIDII STREEL.
Cloche 2 : Nicolas Legros, 1755. Diamètre : 90,5 cm. Inscription : PER INTERGESSIONEM BEATAE MARIAE ET SANCTAE BARBARAE A SUBITANEA ET IMPROVISA MORTE LIBERA NOS DNE. ANNO 1734 16 JUNI IGNIS DE CELLO NOS CONSUMAVIT 1755 AUXILIO DIVINO LOHIER PASTOR NOS REPARI CURAVIT. Texte gravé : MATRINA NOBILIS DNA BARBARA DE NOUILLE DNA IN HOLLOG PATRINUS NOBILIS DNUS IOES DE FAYN DE CANUS STI BARTHOLOMEI.
Cloche 3 : François-Alexandre Gaulard, 1838. Diamètre : 86,5 cm. Inscription : MAJOREM DEI GLORIAM ET IN HONOREM NATIVITATIS BM VIRGINIS. TEMPORE DOMINI HERMANNI BORMANS PASTORE ET JOSEPHI SAAL PAGI MAGISTRI LUDOVICI DOYEN EGIDI GATHY JOANNIS JOSEPHI RIHON PASCHASII DELVILLE. FONDUE A TONGRES PAR F.A. GAULARD. BERNADI DECLAYE FABRICAE SUCCUSALIS ECCLESIAE JENEFFE CONSILTATORIUM.
Des travaux de rénovation sont régulièrement entrepris dans cette bâtisse en retrait de la chaussée. La fabrique ouvre sur fonds propres étant donné qu'elle est qualifié de déchue. L'installation d'une antenne GSM permet des rentrées financières favorables à la bonne tenue du bien géré en bon père de famille.
Après un premier escalier métallique en colimaçon, un peu fragile, nous arrivons à l'étage où se trouvent les armoires d'alimentation pour les antennes GSM. Nous gravissons ensuite deux échelles verticales installées par le gestionnaire réseau. Elles sont récentes et munies d'un arceau de protection.
Nous parvenons enfin dans le clocher où nous attendent trois cloches côte à côte et à hauteur d'homme. Le plancher n'est pas particulièrement solide et nous devons rester très vigilants. Sous la troisième campane, le sol est plus critique encore.
Concernant les cloches, la première est signée F.A. Gaulard et datée de 1838. Elle a de nombreux éclats en pince. La deuxième est du fondeur Nicolas Legros et datée de 1755, elle a quelques éclats mais rien de bien dramatique. La dernière cloche est signée F.A. Gaulard et nous la datons de 1843. Elle est en bon état. L'ensemble instrumental a été rénové, roue, joug, chaines d'entrainement et serrage des baudriers.
La cloche Nicolas Legros est précieuse, car c'est un très bon fondeur. Ce sont des travaux relativement rares en Belgique. Ce sont d'excellentes fontes de tradition germanique. En principe, ces cloches sont toutes assez sobres en matière de décoration. C'est le cas à Jeneffe. Elles sont en principe aussi d'excellente musicalité.
Les deux autres cloches sont des Gaulard. Les cloches Gaulard c'est rarement une grande facilité à identifier précisément. On observe des prénoms proches (initiale A., ou bien F.A.), dates proches, décorations similaires, travaux conjoints, on a tout pour plaire. Ce sont des fondeurs du Bassigny, itinérants. La qualité n'est jamais excellente, mais aussi elle n'est jamais mauvaise. Comme avec presque tous les fondeurs du Bassigny, on a là des travaux qualifiables de "honnêtes", ils sont francs et simples.
Les deux cloches de Jeneffe sont des François-Alexandre Gaulard. Ce ne sont pas des Augustin Gaulard. Ce sont des travaux représentatifs des fondeurs du Bassigny.
** Limont, église Saint-Martin
Cette église comporte trois cloches, deux Petit & fritsen de 1967 et une ALJ Van Aerschodt de 1875.
Cloche 1 : Petit & Fritsen, 1967. Diamètre : 119 cm. Inscription : JE M'APPELLE MARTIN PARRAIN ET MARRAINE : LES PAROISSIENS DE LIMONT SOUS LE PASTORAT DE CHANOINE J. COLLINET JE SONNE POUR LA PAIX DU MONDE. Remarque : l'ancien mouton, fort imposant, ainsi que la roue de bois sont toujours présents. Moyennant aménagements à l'étage en dessous, l'instrument pourrait être utilisé manuellement
Cloche 2 : ALJ Van Aerschodt, 1875. Diamètre : 97 cm. Inscription : A.L.J. VAN AERSCHODT SUCCESSEUR A.L. VANDENGHEYN M'A FONDUE A LOUVAIN JE SUIS LA CLOCHE DU SACRE COUR DE JESUS ET DE MARIE. Remarque : La cloche est en très bon état mais l'ensemble est en biais et frotte la roue. Elle est donc inutilisable comme telle. Elle comporte une frise originale.
Cloche 3 : Petit & Fritsen, 1967. Diamètre : 81 cm. Inscription : JE M'APPELLE MARIE PARRAIN THEODORE MELON MARRAINE MARIE CHABBOT SOUS LE PASTORAT DE CHANOINE J.COLLINET NOTRE DAME, DE GRACE PRIEZ POUR LA PAROISSE. Remarque : Dans le bas de la loge se trouve un fort ancien tinteur mécanique. Sa position indique que la campane présente à cet emplacement à l'origine était plus volumineuse et placée plus bas. Moyennant aménagements à l'étage en dessous, l'instrument pourrait être utilisé manuellement.
L'église Saint-Martin de Limont est une ancienne bâtisse fort plaisante en pierre de taille excepté le massif clocher qui lui, est en briques rouges. Bien qu'il fasse très sombre à l'intérieur, les lieux semblent en assez bon état autant à l'intérieur qu'à l'extérieur.
Un premier escalier en pierre et en colimaçon nous mène un mètre plus haut que le jubé dans lequel trône un orgue, inutilisé depuis un bon moment déjà. Le plancher à ce niveau est peu solide et on nous conseille de marcher sur les pourtours pour accéder à l'échelle de meunier à l'autre bout de la pièce, ce que nous faisons évidemment.
Cet escalier paraît assez solide vu d'en bas et même si le plancher de la salle au dessus de nous présente de nombreux trous, de très larges poutres soutiennent des chevrons relativement sains.
En gravissant les premières marches, l'ensemble est moins consistant qu'on le pensait. Il est très mal agencé et une fois au dessus, il est partiellement couvert par une des poutres. Nous devons faire une grande enjambée pour atteindre le mur dans lequel sont enchâssées les énormes pièces de bois. Nous devons faire une autre enjambée pour atteindre un minuscule palier peu résistant. De là, nous nous hissons 50cm plus haut encore sur notre droite dans les bras du beffroi. Il semble évident que les accès ont été remaniés. Le beffroi est assez sain mais on y décèle des modifications qui font penser qu'il y a eu d'autres cloches et que celles présentes ne sont plus à leur emplacement initial. Les anciennes roues ainsi que les très vieux moutons démesurés sont encore présents.
Se trouve également remisée sur place une poutre cylindrique de plusieurs mètres de long d'environ 25cm de diamètre aux extrémités tournées et cernées de fer. Au sol, une boiserie creusée en arc présume de la position de cette poutre. Il est possible qu'à l'origine, trois cloches de dimension modeste aient trôné une derrière l'autre dans cette première loge. La cellule centrale abritait la plus large des campanes et un dernier emplacement, sans doute réalisé par la suite car d'une autre facture, supporte le plus ancien des instruments. Il est en biais et touche sa roue de bois.
Il y a trois cloches dans cette chambre et bien qu'il y ait quelques pigeons, deux des instruments sont propres.
La première cloche a un jour été électrifiée mais la chaine est ôtée et une corde a été attachée à la roue. Elle est datée de 1967, est signée Petit & Fritsen et est ornée d'une jolie représentation, possiblement un soldat romain sur son destrier. Le guerrier tient d'une main sa cape et de l'autre, un glaive qu'il pointe vers Jésus, en mauvaise posture au sol.
Le battant de deux des cloches sont particuliers. Ils sont massifs et comportent un système de contrepoids, le tout descendus par une épaisse pièce métallique empêchant tout flottement. La deuxième cloche, beaucoup plus petite, est du même fondeur et de la même date.
La dernière campane est signée A.L.J Van Aerschodt et elle est datée de 1875. Elle comporte une frise au relief épais, de motif moins courant pour ce fondeur. Sous sa robe se trouve un ancien système de tribolage. Ces 3 cloches ne résonnent plus depuis plus de dix ans, hélas. Les lieux ne sont pas aisément accessibles, la sécurité n'est pas assurée et il n'y a plus de volontaires.
** Haneffe, église Saint-Pierre
Cloche 1 : François Chaudoir, 1764. Diamètre : 118 cm. Poids estimé : ± 1.200Kg. Inscription : CLOCHE DECIMALE DE HENEEF CHAUDOIR E1764.
Cloche 2 : Joseph Plumère & Jean Morlet, 1701. Diamètre : 100 cm. Poids estimé : ± 710Kg. inscription : O.P.N. - REFVSA ET AVCTA SVMPTIBVS PAROCHIANORVM.JOSEPHVS PLVMERET ET JOANNES MORLET ME FVDERVNT A°1701+ S°PETRE - O.P.N.
Cloche 3 : Andreas ALJ Van Aerschodt, 1856. Diamètre : 88 cm. Poids estimé : ± 450Kg. inscription : DEDIEE A SAINT PIERRE ET A SAINTE BARBE A HANEFFE EN 1856. PARRAIN H. MICHAU MARRAINE M.G.TROKAY A.L.J.: VANAERSCHODT MAJOR SUCCESSOR A.L.V. VANDENGHEYDT ME FUDIT.
Cloche 4 : Andreas Lodewijk Vanden Gheyn, 1856. Diamètre : 57 cm. Poids estimé : ± 130Kg. Inscription : ANDREAS VANDENGHEYN ME FUDIT ANNO 1856.
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