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Que faire en Ardèche hors-saison ?

Gerbier de Jonc

L’Ardèche suit un rythme qui semble presque immuable avec les années qui passent et s’étirent. On a une forte affluence du 15 juin au 1er septembre, les grands week-ends du mois de mai aussi. Le reste c’est limite désertique. Selon les espérances des uns ou des autres, on entend des commentaires soit placés dans l’attente, soit dans l’effroi. Il est vrai que la saison estivale en Ardèche, selon l’endroit, ce n’est pas de la tarte.

Que penser du tourisme hors saison, pas forcément dans des conditions totalement hivernales ? Pour la neige, certes vous serez assez grands pour rechercher des infos sur la Croix de Bauzon, qui offre une petite station de ski rurale, petite mais en tout cas conviviale. Non on évoque une promenade dans un hiver un peu incertain, des conditions un peu maussades et dégradées. Et si là-haut ça se transformait en magie ?

L’Ardèche hors saison (automne, hiver) offre une expérience authentique, très solitaire, loin des foules estivales. Avec moins de touristes voire même on vous l’avoue, carrément plus personne, cette période révèle le département sous son jour le plus charmant. Un ami (François dénonce toi) dit : je déteste les grands ciels bleus, mes photos n’expriment plus rien, sauf le tableau presque vide d’un office du tourisme. Le hors-saison, c’est hors des clous, hors des normes de l’union européennes. Clairement on peut vous l’avouer, un atout.

On pourra vous conseiller sans tort une promenade dans les Gorges de l’Ardèche, qui deviennent un havre de paix. Parfois sous un voile de brume ou de givre, les paysages sont à vous, tout seul, dans une paix royale, presque mélancolique. Mais aujourd’hui, ce n’est pas là qu’on vous amène.

Gerbier de Jonc

Une virée en mode solitude sur le plateau ardéchois

Vous prenez la route entre le col de l’Escrinet et le col de l’Arénier, direction le mont Gerbier de Jonc et vous allez rencontrer un sentiment unique : vous montez. Très lentement. Ca monte ça monte ça monte, infini, les paysages se transforment austères, les forêts s’éparpillent. Les paysages deviennent des alpages d’altitude, non sans rappeler Montselgues parfois avec des immensités de genets. Les premiers poquets de neige apparaissent, les festivités commencent, les paysages deviennent féériques.

Monter au Gerbier en saison hivernale pourrait se révéler, selon les désirs de chacun, être l'une des meilleures périodes pour découvrir ce site emblématique de l'Ardèche, en tout cas sous un jour magique et authentique. À 1551 mètres d'altitude, ce dôme volcanique iconique – célèbre pour abriter les sources de la Loire – se transforme en un paysage féerique sous la neige. Le plateau ardéchois où il se situe offre un climat montagnard franchement rude, avec des chutes de neige régulières, créant un manteau blanc qui sublime les panoramas depuis le sommet.

Gerbier de Jonc

L'ascension reste accessible via des sentiers balisés, qui ma foi, disparaissent totalement sous les congères. Du coup, suivez les quelques traces existantes, elles vous feront à la fois un guide et un escalier bien pratique. Si le Gerbier peut se révéler comme une ambiance de file d’attente interminable en été, ici vous aurez une paix royale, même un dimanche après-midi.

L'hiver révèle une beauté brute : suc enneigé contrastant avec le ciel tourmenté, forêts de conifères givrées, et sources de la Loire parfois gelées ou bordées de glace.

Côté pratique, les routes d'accès (D378 notamment) sont généralement bien entretenues et ouvertes, mais équipez-vous de pneus hiver. Vérifiez les conditions sur les sites touristiques locaux, car des épisodes venteux ou abondants peuvent rendre la visite un peu violente. Ca peut être un coin fait pour le mauvais temps. Le Gerbier, c’est le lieu emblématique pour le tourisme, on ne vous fait pas la surprise du siècle. Ici on aime vous promener au cœur du sujet, alors on vous invite dans :

Les villages du plateau ardéchois, austères !

Montagne ardéchoise

Les villages du plateau peuvent être connus pour les activités d’été, notamment Saint-Martial, pour tous ceux qui se font une virée entre le Gerbier et le lac de Saint-Martial (nous le conseillons en été, et moins le Lac d’Issarlès). Mais là, je vais vous citer les villages qui se situent sur le haut du haut du plateau : Mezilhac, Lachamp-Raphaël, Sainte-Eulalie, Sagnes-et-Goudoulet.

Ces villages retracent une vie montagnarde dans laquelle on est habitué à la neige. Situés entre 1100 et 1400 mètres d'altitude sur un vaste plateau volcanique, ils incarnent l'âme rude et accueillante de la montagne ardéchoise. En hiver, ils se parent d'un charme irrésistible : toits enneigés, ruelles silencieuses, ambiance ultra grise et terne, et une atmosphère de bout du monde où le temps semble suspendu. Avez-vous remarqué que presque toutes les maisons ont le triple vitrage ?

Vous aborderez le voyage par Mezilhac, qui est tout petit comme un pipi de kiwi, ce qui d’ailleurs est une constante pour les villages de là-haut. Accessible par un léger détour routier (à peine), il y a relativement peu à voir. Gris, petit et discret, il respire la quiétude hivernale. Ensuite, vous allez monter sur Lachamp-Raphaël, qui est le plus haut village de l’Ardèche.

Blotti dans un vallon, ce village est souvent enseveli sous la neige (jusqu'à 40 cm lors des gros épisodes), avec ses maisons en pierre et son église dominant le paysage. Idéal pour une promenade dont l’idée première est de se dire : purée, c’est une aventure d’habiter là. Il concentre les services, avec un bureau de poste, qui en lieu et place fait aussi bureau de tabac, boulangerie, éventuellement géologue, fendeur de buches ou assistante sociale selon les demandes, bref un peut tout se concentre par ici. D’ailleurs on en serait presque étonné, le village est bien vif, avec des gens dans la rue. L’air est vif aussi !

Après vous descendrez sur Sainte-Eulalie. Proche du Gerbier, c'est le plus « actif » en hiver avec son foyer de ski de fond historique (pistes damées, location de matériel). Le village offre un cadre paisible pour se poser. Et le meilleur de la virée, c’est depuis cet endroit, mettre le GPS sur Sagnes-et-Goudoulet. Vous allez passer sur des routes ultra solitaires, ultra authentiques. Vous serez le seul de la journée à passer ? Mais promis, ce n’est pas en rajouter des tonnes pour dire que ça ne serait même pas étonnant !!
Ces villages sont petits (quelques centaines d'habitants), sans grands commerces touristiques, sans animation, sans formatage pour accueillir le voyageur. Vous allez juste être au cœur d’un truc complètement unique, presque caussenard, où le monde extérieur semble ne plus exister. Vous pensez au Prado à Marseille, à Perrache à Lyon, et vous vous dîtes à l’instant présent que c’est un truc infiniment de dingue et plaisant d’être en voyage à Sagnes-et-Goudoulet, parce que vous allez vivre un moment authentique et précieux.

Montagne ardéchoise