Un retour sur 15 ans de promenade minière ; ce petit documentaire pourrait s'appeler "ils l'ont tant aimée", (de Marianne Lamour, un film sur la fermeture d'une mine de fer en Lorraine). Parce que finalement, à avoir visité les mines de fer durant des années, c'est ce qui nous a habité, ce qui nous hante d'ailleurs encore parfois quand on repense au fond de l'Arbed. Avec Antonine et Mathilde Gougeau, nous explorions le sentiment d'enfouissement dans les fin fonds de la mine. C'est finalement contradictoire. Il y a le froid, les sacs très lourds, le long parcours dans les roulages, la boue, le ballast, la fatigue, la douleur dans les pieds, les épaules, les nuits difficiles sous terre, l'absence de lumière, la saleté. Tout là-dedans s'avère repoussant. Et pourtant, on y retourne.
C'est
peut-être là que prend son sens le terme : ils l'ont tant aimée.
La
motivation est aussi limpide que l'eau de l'exhaure de la Moulaine : mettre en
valeur le patrimoine, envers et contre l'oubli.
Le monument John Terrin et Henri Pathé fête son centenaire. Suite à de brèves recherches et beaucoup de chance, il fut possible de dater et ainsi mettre en valeur ce monument d'art naïf, si l'on peut parler d'art - à vrai dire, pourquoi pas ? Disons que la rigolade des mineurs de l'époque devient à ce jour un monument, un mur de mémoire. C'est ce pourquoi je me permet de ressortir des photos archivées. Il s'agit de clichés réalisés dans la mine de Moulaine. La première fois que je visitais ce lieu, c'était déjà il y a 14 ans, le temps passe vite. A comparer ces photos anciennes et de plus récentes, peu de choses changent : des matériels sont ça et là ferraillés, quelques déchets s'accumulent aux coins de galeries, peu à vrai dire. Autrement, c'est toujours une petite terra incognita ; petite cela va de soi, mais suffisamment pour qu'il y ait des choses à dire et des terrains d'exploration minière.
Voici donc quelques photos des concessions Moulaine et Herserange. Ces lieux sont devenus inaccessibles depuis quelques années, la porte est soudée.
Nous
voici dans le début de la mine concernant cette visite : Le quartier Conway.
Le
conway était un genre de grosse estacade - convoyeur à bande. Il
y en avait environ 80 dans le bassin lorrain, dont une à Moulaine Herserange.
Aujourd'hui, il n'en reste plus une seule, même en musée.
Un
pont permettant de passer au dessus des convois de berlines.
Vue
de face d'un convoyeur déverseur. Au dessus se trouve une trémie.
Un
premier train de berlines (une vingtaine). Je dois démentir une information
que je propageais à propos de la fermeture de Moulaine : rien ne peut soutenir
la thèse comme quoi M. Morant aurait fait fermer la mine subitement après
une grève. Les différents éléments à disposition
laissent penser qu'il s'agit plutôt d'une perte de rentabilité, comme
dans tout le bassin. Il y a eu une grande grève, d'autres plus petites,
mais rien qui indique qu'il y a eu un acte frontal en 1962 ou 1963.
Toujours
le quartier des trémies.
Berlines
au bout du quartier Conway.
Le
long train de berlines (une quarantaine).
Le
croisement boueux.
Galerie
à gigots.
La
même, de plus près.
Le
haut du plan incliné.
Le
plan incliné.
Une
voie surélevée, en haut du plan incliné.
Le
treuil.
L'estampille
du treuil.
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