Seulement, ici c'est très différent. Je fais à peine un mètre que je me retrouve avec de l'eau jusqu'au ventre. J'avance un peu et c'est vraiment la merde partout. Il y a des morceaux d'acier dans tous les sens dans le fond vaseux. Des jeunes barakis sont en train de me regarder. Ils hallucinent tellement de me voir galérer là-dedans qu'ils tirent des yeux ronds comme un chapiteau. Je suis sûr qu'ils vont encore y repenser ce soir avant le dodo. Bon, là où ça se complique, c'est ce que le pied photo m'indique : juste devant toi, y'a deux mètres de fond. Cool. Je tente une photo sur place, mais le courant est tellement fort que le pied fait clac-clac-clac, impossible de le stabiliser.
Je tente l'affaire de l'autre côté, à la sortie. Pareil, je m'enfonce loin loin loin dans la merde, c'est vraiment difficile. Le pied photo m'indique (.) Il ne sait même plus. Tout entré dans l'eau, juste devant moi, il ne trouve plus le fond, et je suis en équilibre instable sur une barre d'acier de merde. Du coup, je fais demi-tour pour ressortir, sous les cris déchaînés des canards dans la canalisation. Et puis. Oh ? Salut ! Tu t'appelles comment ? Tu habites encore chez tes parents ? Tu as bien mangé dis, t'es gras comme un porcin. Un énorme ragondin nage rapidement dans le courant et disparaît dans les profondeurs de la nuit.
Bref, une visite impossible à pied, trop profond, et impossible en bateau, les aciers perceraient l'embarcation. Voici quelques photos de là dessous, ça n'a pas été facile.
Deuxième
visite
Hier soir, j'ai été dans la glauquitude totale, de
ce qu'il y a de plus trash. J'avais localisé des galeries partant sous
un moulin, du genre un égout, pas haut et bien sale. J'y ai été
et c'était affreux. Le plafond était constellé d'araignées.
Comme c'était très bas, elles étaient proches. Je ne sais
pas expliquer en détail l'état de terreur dans lequel j'étais,
mais j'ai tout de même été jusqu'au bout, un gros bouchon
de boue et de branchages. Cette galerie de la Thyle, ah non je n'y retournerai
pas ! A la fin, il y avait tellement de mouchettes qui me tournaient autour, je
n'arrivais même plus à respirer.
Après,
j'ai été m'achever dans la deuxième couverture de la Dyle.
Paysage tout aussi atroce que la première fois, cette fois-ci, c'est une
oie que je rencontre en dessous. Elle est complètement paniquée
et elle crie de manière épouvantable. Avec la résonance,
c'était pas mal ! Je tire mes dernières photos de la glauquitude.
Ce reportage est rare, les photos sont vraiment
mauvaises, mais au moins on les a ! Voici l'aspect de la Dyle souterraine.

La
Dyle à l'entrée d'Henricot. Elle ne parait pas comme ça,
mais elle est bien profonde.

C'est
le meilleur cliché que je possède de là dessous. On voit
bien au plafond les branchages qui indiquent de multiples mises en charge. Le
câble électrique désaffecté appartenait probablement
à l'usine.

Sous
l'Usine Henricot. Les trous de lumière sont des sondages, effectués
il y a bien longtemps.

La
Thyle, au niveau du moulin de Court-Saint-Etienne.

La
galerie des araignées et des mouchettes. Un paysage souterrain sans intérêt,
mais au moins maintenant, on sait où ça va de manière exacte.

Tous
les petits points noirs sont des araignées.

On
y trouve d'anciens collecteurs qui servaient au moulin. Aujourd'hui, c'est manifestement
désaffecté.

A
la fin, la galerie fait un coude.

On
se retrouve alors au niveau d'une sortie, bien loin derrière le moulin,
au niveau d'un bras mort de la Thyle. La hauteur est de quarante centimètres,
au beau milieu d'un monde touffu et poilu d'araignées. Un délice.

Et
cette photo pour dire que je ne mens pas, une mouchette en gros plan !

La
seconde couverture de la Dyle, côté Maison Communale. Le début
de la photo montre la nouvelle couverture, réalisée lors des travaux
de restructuration du centre-ville. Au fond, on retrouve l'ancienne couverture,
datant de début 1900.

L'entrée,
côté gare.

Lorsqu'on
s'aventure dedans, c'est moins profond à cet endroit là durant une
trentaine de mètres, on trouve de multiples aciers sur le côté.
Aucune idée de leur utilité.

On
trouve aussi de multiples rejets borgnes, quelques-uns sont même obturés
par des bouchons.
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